Ivana Müller - FORCES DE LA NATURE (FORCES OF NATURE)

concept, texte et chorégraphie

Ivana Müller

 

en collaboration avec les interprètes

Julien Gallée-Ferré,
Daphné Koutsafti,
Julien Lacroix,

Irina Solano
Vincent Weber

 

scénographie en collaboration avec

Alix Boillot

lumières

Fanny Lacour

costumes

Suzanne Veiga Gomes

 

collaboration artistique

Anne Lenglet

Jonas Rutgeerts

production

I'M COMPANY

(François Maurisse,

Gerco de Vroeg,

Suzanne Veiga Gomes)

coproduction

Schauspiel Leipzig, Residenz, Leipzig (DE)

ménagerie de verre, Paris (FR) 

BUDA Kunstencentrum, Courtrai (BE)

CCN2 - Centre national chorégraphique de Grenoble (FR)

Kaaitheater, Bruxelles (BE)

Tanzfabrik, Berlin (DE)

soutiens

Direction régionale des affaires culturelles d'Île-de-France - Ministère de la Culture et de la Communication au titre de l’aide à la structuration / APAP - performing europe 2020 (EU) / ACT - Art Climate Transition network (EU)

durée

env. 75 minutes

langues

existe en français et anglais

disponibilité

à partir de novembre 2020

équipe en tournée

8 personnes

transport non

liens & téléchargements

> performance sheet (EN)

> dossier de diffusion (FR)

> contexte

> captation vidéo (mdp)

> photos HD (mdp)

> fiche technique (mdp)

Comme point de départ de Forces de la nature, nous allons nous poser la question suivante : « Quelles sont les forces qui agissent sur nous en ce moment, et comment nous mettent-elles en mouvement? » Dans notre société contemporaine globalisée nous produisons tous beaucoup de mouvement. Nous voyageons beaucoup pour notre loisir, nous nous déplaçons pour travailler, nous déménageons beaucoup plus que toutes les générations précédentes, nous mangeons des aliments qui ont poussé très loin de nous, nous achetons, consommons des produits qui ont parcouru le monde avant d’arriver chez nous. Tous ces mouvements produisent de la chaleur et accroissent l’entropie.

 

Dans Forces de la nature, nous allons explorer l’idée de ‘mouvement’, et plus particulièrement la question des mouvements de groupe, dans leurs dimensions physique, sociale, ainsi que dans leur contexte environnemental. Comment et pourquoi sont-ils créés ? Quel est leur potentiel ? Quels sont leurs effets localement mais aussi plus globalement ?

 

Au cours du processus de création, nous allons nous inspirer des principes de forces mécaniques traditionnellement connues (depuis le XVIe siècle) comme celles qui créent le mouvement : inertie, élan, gravité, résistance, force d’action et de réaction. Nous allons les utiliser à la fois dans leur dimension physique et en tant que métaphores, pour questionner leur pertinence dans les environnements socio-politiques, affectifs et climatiques d’aujourd’hui.

Pour comprendre le mouvement, il est nécessaire de sortir du système qui le crée. Afin de saisir que la terre bougeait, nous avons dû trouver des points de référence en dehors de celle-ci, comme la lune, le soleil ou le ciel. Afin de remarquer que le train - dans lequel nous nous trouvons - bouge, nous devons voir le paysage ‘glisser’ à travers la vitre. Lorsque nous manifestons dans la rue, dans une marée humaine, c’est en regardant défiler les bâtiments autour que nous comprenons que nous avançons.

 

Le mouvement est toujours créé en relation avec quelque chose ou quelqu’un. Autrement dit, le mouvement n’existe jamais seul : il est toujours placé dans un contexte, dans une perspective. Même linguistiquement parlant, nous bougeons ‘vers’, ‘loin de’, ‘autour’, ‘sur place’. Nous avançons ‘lentement’, ‘rapidement’, ou à une ‘vitesse normale’. Nous sommes rarement ‘juste’ en train de bouger. D’une certaine manière, un mouvement est toujours la conséquence du processus qui l’a précédé, la preuve visible des forces qui l’ont créé.

Les cinq forces mécaniques mentionnées ci-dessus agissent sur chaque corps sur terre, vivant ou inanimé : objets, eau, minéraux, plantes, animaux - notre corps humain inclus. Nous assimilons ces forces pour pouvoir marcher ou courir, nous les maîtrisons pour danser, nous les intégrons pour pouvoir faire partie de notre environnement. Mais si nous appliquons les principes de ces forces physiques aux plus grands corps sociaux, politiques, émotionnels ou poétiques, et nous observons leurs mouvements, nous pouvons découvrir le monde qui nous entoure sous un nouvel angle.

Disons que chaque corps reste en état de repos ou en mouvement régulier jusqu’à ce qu’une force externe ou interne provoque le changement. Plus la masse corporelle est élevée, plus l’inertie est grande. Un gros objet fabriqué en plomb, par exemple, est solide, mais il est très difficile de le déplacer, car il a une inertie de repos importante. En suivant cette logique, on peut dire qu’un grand pays, avec ‘un gros corps lourd’ est plus inerte qu’un petit pays au corps léger et dynamique.

Nous pouvons également envisager les idées comme des corps. Par exemple, des idées comme celles de ‘nation’, de ‘commun’, ou de ‘ressource’ pourraient être des corps ayant un énorme poids économique ou historique. Pour pouvoir mettre ce corps en mouvement, pour le modifier, il faut user d’une grande force qui irait à l’encontre de sa tendance à l’inertie.

À partir de ces réflexions, Forces de la nature suit les mouvements d’un organisme articulé et complexe, composé de cinq corps (personnes) avec différentes énergies et idées. Leurs désirs et perspectives ne sont peut-être pas les mêmes, mais ils ont un objectif commun : la construction d’un habitat, un espace physique et imaginaire qu’ils doivent partager. Un potentiel commun à consolider en utilisant les ressources des un.e.s et des autres, visibles, invisibles, inventées. Leurs négociations deviennent leurs mouvements ; leurs questions deviennent leur partition.

 

La pièce devient ainsi un voyage à travers un paysage en transformation permanente, composé de gestes, de mots et de relations qui remettent en question le sens du mouvement, l’idée de l’effort, la pertinence des choix individuels et collectifs, et la nécessité d’agir. Forces de la nature propose un espace poétique qui fait bouger les réflexions conditionnées par nos corps ‘analogues’ et nos états physiques.

 

Ivana Müller, novembre 2019

​CALENDAR

24 mars - 2 avril 2020 / Résidence @ BUDA, Kortrijk (BE) - annulée en raison des mesures sanitaires

1 - 12 juin 2020 / Résidence @ CCN2, Grenoble (FR) - annulée en raison des mesures sanitaires

1 - 12 juin 2020 / Résidence @ ménagerie de verre, Paris (FR)

15 - 19 juin 2020 / Résidence @ Théâtre Paris-Villette, Paris (FR)

18 sep - 1 oct 2020 / Résidence @ Schauspiel Leipzig-Residenz, Leipzig (DE) - annulée en raison des mesures sanitaires

2 octobre 2020 / Schauspiel Leipzig-Residenz, Leipzig (DE) - premiere - reportée à 2021

3 octobre 2020 / Schauspiel Leipzig-Residenz, Leipzig (DE) - reportée à 2021

7 octobre 2020 / Schauspiel Leipzig-Residenz, Leipzig (DE) - reportée à 2021

8 octobre 2020 / Schauspiel Leipzig-Residenz, Leipzig (DE) - reportée à 2021

9 octobre 2020 / Schauspiel Leipzig-Residenz, Leipzig (DE) - reportée à 2021

16 octobre 2020 / Tanzfabrik, Berlin (DE) - reportée à 2021

17 octobre 2020 / Tanzfabrik, Berlin (DE) - reportée à 2021

24 novembre 2020 / Kaaitheater, Bruxelles (BE)

25 novembre 2020 / Kaaitheater, Bruxelles (BE)

27 novembre 2020 / BUDA Kunstencentrum - NEXT Festival, Courtrai (BE)

13 mars 2021 / Le Maillon au TJP, Strasbourg (FR)

14 mars 2021 / Le Maillon au TJP, Strasbourg (FR)

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